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Retraite du médecin libéral : 14 questions pour comprendre

19 min

Vous débutez une activité libérale de praticien médical généraliste ou spécialiste ? Vos interrogations autour de la retraite des médecins libéraux sont certainement nombreuses. Comment fonctionne la caisse de retraite des médecins ? Combien gagne un médecin à la retraite ? Quel est le statut du médecin retraité ? Et bien d’autres encore. Ce qui est certain, c’est que la retraite se prépare dès le début de votre installation. Mettre en place les bonnes pratiques vous permet de sécuriser vos revenus futurs. Voici une présentation de la retraite du médecin libéral en 18 points.  

Comment définir la retraite du médecin libéral ?  

La retraite d’un médecin libéral se compose de la manière suivante :

 

  • Une retraite de base reste commune à toutes les professions libérales. Elle est versée par la CNAVPL, par l’intermédiaire de la CARMF.
  • Une retraite complémentaire gérée directement par la CARMF.
  • Une allocation supplémentaire vieillesse (ASV) est versée aux médecins conventionnés par la CPAM. Elle peut aussi être prise en option, si le praticien a choisi de ne pas être conventionné.

CARMF compte : comment y accéder et utiliser le simulateur ?

La caisse de retraite des médecins de France met à votre disposition un espace en ligne personnalisé.

Se connecter à son compte à la CARMF

Cet espace personnel vous permet de suivre vos cotisations, de consulter votre relevé de carrière. Il est accessible depuis le site de la CARMF.

Si vous vous connectez pour la première fois, il vous suffit de créer un compte, en renseignant votre numéro d’affiliation.

En complément, vous bénéficiez d’un simulateur de retraite en ligne accessible depuis votre espace personnel.

Effectuer une simulation retraite

Ce simulateur est très utile pour anticiper votre départ. Il prend en compte plusieurs éléments :

 

  • Le montant de vos cotisations ;
  • Votre régime de base ;
  • Votre régime ASV.

 

Vous pouvez ainsi simuler le montant de votre pension en fonction de :

 

  • Votre âge de départ ;
  • Vos revenus annuels ;
  • Le nombre de trimestres validés.

 

Grâce à lui, vous pouvez également envisager un rachat de trimestres, si besoin.

Quel est l’âge de départ à la retraite d’un médecin généraliste ou spécialiste ?

Tout dépend de votre année de naissance. Le départ à la retraite est fixé à 62 ans, pour les médecins nés à partir de 1955. Ces derniers touchent ainsi une retraite à taux plein, dès l’âge de 67 ans. En effet, l’âge légal de départ en retraite n’est pas synonyme de retraite à taux plein.

Un médecin peut ainsi avoir une retraite à taux plein sans décote, s’il satisfait l’un ou l’autre des critères suivants :

  

  • Il a validé le nombre de trimestres requis qui correspond à son année de naissance.
  • Il a atteint l’âge du taux plein (soit 67 ans à partir de 1955).

 

Un médecin libéral dont la date de naissance est le 1er janvier 1961 peut partir en retraite à taux plein en 2025, s’il a cumulé 168 trimestres. Mais s’il lui manque 8 trimestres, il devra continuer à exercer son activité durant 2 années. Il peut aussi attendre 67 ans pour toucher une retraite à taux plein.

Quelle est la retraite complémentaire d’un médecin libéral ?

La pension de retraite complémentaire d’un médecin est versée par la CARMF. En complément, vous pouvez profiter du dispositif de l’ASV.

La retraite complémentaire obligatoire

Le montant de cette retraite complémentaire vient s’ajouter à votre retraite de base. Son tarif est calculé en fonction d’un système de points. Ces derniers sont obtenus chaque année, grâce aux paiements de vos cotisations.

L’ASV pour les médecins

Vous êtes affilié à la CPAM ? Alors, vous cotisez à l’ASV. Vous profitez ainsi d’une autre pension complémentaire : l’ASV (avantage social vieillesse). L’objectif de l’ASV est d’inciter les médecins libéraux à se conventionner auprès de l’Assurance maladie. 

Retraite progressive de médecin libéral : que dit la loi ? 

L’article L351-15 du Code de la Sécurité sociale fixe les règles de la retraite progressive des médecins. Celle-ci est organisée par la caisse de retraite autonome des médecins de France (CARMF).

La retraite progressive, c’est quoi exactement ? 

La retraite progressive vous permet de passer en douceur d’un exercice libéral intense à une cessation d’activité. Beaucoup de vos confrères choisissent cette option. Il faut dire que ce dispositif offre un avantage non négligeable : celui de ne pas subir de minoration définitive sur le montant de la pension.

Quelles sont les conditions d’ouverture des droits à la retraite progressive ? 

Ce dispositif concerne les médecins libéraux qui ont :

 

  • 60 ans au moins ;
  • Validé un minimum de trimestres de cotisation pour exercer une activité à temps partiel.

 

Sachez que la caisse de retraite des médecins se base sur votre densité d’activité, à savoir :

 

  • Votre nombre d’actes effectués ; 
  • Vos revenus perçus ;
  • Votre chiffre d’affaires.

Comment se calcule la retraite des médecins libéraux ?

La pension de base

Le calcul s’effectue avec la formule suivante : revenu annuel du praticien x taux x (nombre de trimestres validés : nombre de trimestres requis).

 

Vous avez atteint l’âge légal de la retraite et travaillé durant 168 trimestres. Et votre revenu moyen est de 50 000 €. Le calcul de votre pension s’effectue de la façon suivante :

 

50 000 € × 50 % × (168 ÷ 168), c’est-à-dire 25 000 €/an, soit 2083 €/mois.

 

Il vous manque encore 8 trimestres ? Dans ce cas, le calcul de votre pension prend en compte une décote de 1,25 % par trimestre manquant. Le calcul de vos mensualités est donc le suivant :

50 000 € × 50 % × (160 ÷ 168) × (1 – 10 %). Cela équivaut à 21 429 € par an ou 1 798 € par mois.

La pension retraite complémentaire

Vous avez cumulé 200 points au cours de votre carrière ? Comme la valeur du point est de 76,15 €, votre pension annuelle sera de 200 × 76,15 €, soit 15 230 €/an. 

 

Vous préférez partir à la retraite après l’âge légal ? Votre pension bénéficie d’un coefficient de majoration pour départ différé. Il est de 1,25 % par trimestre. Ainsi, en reportant votre départ d’un an, votre pension est majorée de 5 %. Cela correspond à un coefficient de 1,05. Son montant est donc de 15 230 € × 1,05, soit 15 991,50 €/an.

 

La pension ASV

Cette pension complémentaire fonctionne aussi sur un système de points. Son calcul s’effectue de façon similaire à celui de la retraite complémentaire.

 

Vous avez cumulé 900 points au cours de votre carrière ? Comme le point est à 11,71 €, votre pension ASV s’élève à 10 539 €/an (900 × 11,71 €).

Quel est le montant de la retraite du médecin libéral ?

Le montant minimum de la retraite d’un médecin

Le montant de votre retraite de médecin libéral est calculé à partir du nombre de trimestres d’exercice. Mais, contrairement à certains régimes, il n’existe aucun minimum garanti. Votre rétribution est fonction du nombre de trimestres que vous avez cumulé.

 

Si vous n’en avez pas assez, vous pouvez continuer à exercer jusqu’à en avoir le nombre requis. Mais une autre option s’offre à vous : liquider votre retraite malgré les trimestres manquants. Dans ce cas, un abattement de 1,25 % est appliqué par trimestre manquant. Sachez que cet abattement ne peut pas excéder 25 %.

 

Bon à savoir : Vous avez plus de trimestres que le nombre requis ? La CARMF applique un coefficient de majoration pour chaque trimestre effectué en plus. La surcote est de 0,75 % par trimestre supplémentaire. Vous augmentez ainsi le montant de votre pension de retraite.

Mais attention, les trimestres qui comptent doivent être validés après le 1er janvier 2004. Et vous devez les avoir effectués uniquement après 60 ans, pour avoir droit à cette majoration. 

Simulation de retraite de médecin libéral : comment évaluer sa pension ? 

Vous aimeriez savoir le montant de votre pension, en tant que médecin libéral à la retraite. Les derniers chiffres officiels, publiés par la CARMF en mars 2025, estiment que la pension moyenne d’un médecin libéral est de 2 966 €/mois. Elle comprend, bien sûr, le montant de base, celui de la pension complémentaire et de l’ASV.

 

En cas de décès, une pension de réversion est attribuée au conjoint survivant marié avec le praticien.

 

En 2025, elle représente :

 

  • 54 % de la pension de base ; 
  • 60 % du montant de la retraite complémentaire.

 

Attention, cette pension de réversion est uniquement versée au conjoint survivant marié avec le praticien et âgé de plus de 60 ans. Son montant est soumis à des conditions de ressources. 

 

Bon à savoir : la pension de retraite et la pension de réversion sont toutes les deux majorées de 10 % pour les médecins ou leurs conjoints ayant eu au moins trois enfants.

 

Vous voulez estimer le montant de votre retraite de médecin libéral ? Rendez-vous sur le simulateur de retraite de la CARMF.

Quelles sont les cotisations CARMF à payer pour la retraite d’un médecin libéral ?

Cotisations CARMF en début d’activité

Durant vos deux premières années d’affiliation à la CARMF, vos cotisations sont réduites sous certaines conditions. Leur calcul est, en effet, évalué à titre provisionnel.

 

Il est tout d’abord calculé selon un pourcentage du plafond annuel de Sécurité sociale (revu au 1er janvier de chaque année). Mais il tient également compte de votre durée d’affiliation.  

 

Consultez les tableaux de cotisations sur le site de la CARMF, pour en savoir plus sur le montant de vos cotisations. 

Cotisations CARMF en cours d’activité

Une fois les deux premières années d’activité passées, vos cotisations sont estimées à titre provisionnel. Elles représentent un pourcentage des revenus nets d’activité. Par exemple, les cotisations de 2025 sont calculées sur les revenus de 2023. Elles sont ensuite recalculées en fonction de vos revenus de l’année 2024, lorsque ceux-ci sont connus.

 

Il est possible d’estimer les cotisations en fonction de l’année en cours (2025). La demande doit être effectuée dans les 30 jours qui suivent le premier appel des cotisations.

 

Bon à savoir : pour les médecins en secteur 1, l’Assurance Maladie participe au financement des cotisations du régime de base, afin de compenser la hausse de la CSG.

Le cumul emploi-retraite de médecin libéral est-il autorisé ?

Oui, c’est autorisé. Vous poursuivez votre activité tout en recevant une pension. Voici toutes les explications à ce sujet. 

 

Chaque mois, vous percevez une pension de retraite d’une part, en plus des revenus issus de votre activité. Deux cas de figure sont possibles dans le cumul emploi-retraite :

 

  • Vous bénéficiez d’une retraite à taux plein et vous la combinez avec vos revenus, sans aucune restriction.
  • Vous ne touchez pas votre retraite à taux plein. Dans ce cas, c’est le dispositif de cumul emploi-retraite plafonné qui s’applique. Vous profitez d’une pension de retraite. Mais en complément, les revenus liés à votre activité ne doivent pas dépasser le PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale).

Quelle est la différence entre la retraite progressive et le cumul emploi-retraite CARMF ?

La retraite progressive et le cumul emploi-retraite sont deux dispositifs distincts. Certes, ils vous permettent de percevoir une pension de retraite, tout en poursuivant votre activité libérale. Mais, attention, les conditions d’ouverture des droits diffèrent d’un dispositif à l’autre :

 

  • La retraite progressive nécessite d’avoir validé un minimum de trimestres de cotisation et d’être âgé de plus de 60 ans. Vous touchez alors une partie de votre pension, tout en réduisant son activité. En parallèle, vous cotisez à la Caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF), et vous bénéficiez d’une source de revenus supplémentaire. Vous évitez ainsi une minoration définitive du montant de votre pension. Et vous vous préparez de façon douce à l’arrêt progressif.
  • Le cumul emploi-retraite, lui, ne vous concerne que si vous êtes déjà à la retraite. En pratique, vous percevez déjà une pension totale ou partielle. Si vous avez l’âge légal de partir à la retraite, et que vous avez validé tous vos trimestres, vous êtes même autorisé à exercer sans plafond de revenus (cumul intégral).
    Dans le cas contraire, les revenus de votre activité libérale sont plafonnés (cumul partiel).

 

Pour terminer, en cumul emploi-retraite, vous ne bénéficiez pas de droits supplémentaires : les cotisations sociales versées n’augmentent pas le montant de la pension. Ce qui n’est pas le cas dans une retraite progressive.

CARMF : quelle est la pension de réversion ?

En cas de décès, le conjoint survivant d’un médecin libéral peut obtenir une pension de réversion sans condition de durée.

Conditions de la réversion par la caisse des médecins

Les conditions d’obtention de cette pension sont les suivantes :

 

  • Le conjoint doit être marié avec le médecin (et non pacsé) ;
  • Il doit être âgé de plus de 60 ans, sauf s’il bénéficie d’une invalidité totale ou partielle.

 

Pour information, la pension de réversion de base est soumise aux conditions de ressources en cas de décès d’un médecin libéral. Ce n’est pas le cas pour la pension de réversion de la retraite complémentaire.  

Montant de la pension de réversion 

Le montant est d’environ 1 100 euros par mois. Il varie, bien sûr, selon divers facteurs :

 

  • L’éventuelle invalidité du conjoint survivant ;
  • Le nombre d’enfants à charge.

 

Bon à savoir : la pension de réversion ASV n’est pas soumise à condition de ressources, contrairement à la pension de réversion de la retraite complémentaire.

Quelles sont les démarches pour la retraite d’un médecin libéral ?

Quand entamer les premières démarches administratives ? Comment vérifier le nombre de trimestres effectués, le montant de la pension de retraite estimée ou la date d’effet souhaitée ?
Découvrez ici comment préparer votre demande de retraite en tant que médecin généraliste ou spécialiste.

Gérer sa demande de retraite : les étapes 

Commencez par vous connecter à votre espace personnel eCARMF. Cet espace numérique vous permet de vérifier si vous êtes à jour de vos cotisations. N’hésitez pas à consulter la valeur du point et simuler le montant de votre retraite en fonction de votre année de naissance.

 

Si vous souhaitez faire une demande de retraite, vérifiez d’abord le nombre de trimestres que vous avez effectués. Pouvez-vous accéder à une retraite à taux plein sans minoration définitive ? Si ce n’est pas le cas, vous pouvez envisager un rachat de trimestres ou un rachat de points de retraite complémentaire.

 

Vous avez l’intention de prendre une retraite progressive ou d’opter pour le cumul emploi-retraite ? Vérifiez votre bilan retraite et assurez-vous que toutes les conditions expliquées plus haut sont réunies.

 

N’oubliez pas de passer en revue les éléments relatifs à votre situation personnelle : votre conjoint collaborateur est-il concerné ? Vous pouvez également estimer votre source de revenus supplémentaire en fonction de la tranche de revenus que vous visez une fois à la retraite.

 

Enfin, choisissez votre date d’effet. Attention : vous devez effectuer les démarches au moins 4 mois à l’avance. Par exemple, si vous souhaitez prendre votre retraite au 1er août 2025, vous devez impérativement déposer votre demande avant le 1er avril 2025.

L’exemple d’un médecin inscrit à la CARMF Paris

Le docteur V est médecin généraliste installé à Paris depuis 1988. Il décide de prendre sa retraite en 2025, alors qu’il est âgé de 65 ans. Avant d’envoyer sa demande de retraite, il a vérifié ses trimestres de cotisation. Comme il ne s’est jamais arrêté de travailler, il dispose de 172 trimestres, qui lui permettent d’obtenir une pension de retraite à taux plein.

 

Il a, en plus, effectué le rachat de trimestres en 2016 pour un coût de 15 000 €. Le simulateur de son espace personnel eCARMF lui permet ainsi d’évaluer le montant de sa retraite à 3 280 € brut. Cette pension est répartie entre deux parties : la retraite de base et la retraite complémentaire (ASV), car le médecin est conventionné en secteur 1.

 

Comme le docteur V a eu trois enfants, il bénéficie d’un coefficient de majoration de 10 % appliqué à sa retraite complémentaire. Il souhaite que sa date d’effet de mise en retraite soit le 1er janvier 2025. Il a donc envoyé sa demande au 1er septembre 2024.

 

Il s’est ensuite rendu dans les locaux de la CARMF de Paris pour vérifier que sa conjointe collaboratrice avait bien droit à une pension de réversion.

 

Ce médecin généraliste quitte ainsi son cabinet avec une source de revenus confortable et sans aucune minoration définitive.

Comment facturer en tant que médecin retraité ? 

Il est tout à fait possible de continuer à facturer en tant que médecin retraité. Orisha Healthcare vous propose d’ailleurs un logiciel de facturation et de télétransmission idéal pour cela : Desmos Médecins.

 

Cette solution complète vous offre bien plus qu’une facturation SESAM-Vitale. Grâce à elle, vous effectuez en quelques clics la gestion de vos recettes et de vos dossiers patients. Vous avez en plus à votre disposition une plateforme de téléconsultation

 

Que vous soyez médecin généraliste ou spécialiste, vous continuez à exercer en toute autonomie, sans vous engager sur la durée.

Retraite médecin libéral : quelle réforme en 2025 ? 

PLFSS 2025 et réforme de retraite de médecin libéral 

Le vent des réformes de la retraite n’en finit plus de souffler. La dernière en date porte sur un projet de régime universel avec un départ légal à 65 ans. Ce projet de retraite interroge bien sûr tous les médecins libéraux.

 

Face à cette perspective, les praticiens libéraux ainsi que d’autres professionnels de santé plébiscitent un système à deux niveaux constitué :

 

  • D’une retraite de base équitable et solidaire ;
  • De régimes complémentaires gérés de façon autonome par les caisses de retraite professionnelles qui leur permettraient de conserver la spécificité de leur carrière. 

 

Les débats s’articulent autour d’enjeux pratiques. Ils portent notamment sur la valeur du point, le montant de la pension ou encore la coordination entre les différents organismes d’assurance maladie.

Cumul emploi-retraite : les changements en 2025

Les médecins retraités en cumul intégral peuvent désormais adhérer au régime simplifié des professions médicales, à partir du 1er juillet 2025. Ce dispositif vise à simplifier leurs démarches administratives. Par ailleurs, le plafond de revenus est fixé à 80 000 € à compter du 1er janvier 2026.

 

Certains allègements de cotisations sont également prévus, notamment pour les médecins qui exercent en zone sous-dense. Ces derniers bénéficient en 2025 d’une exonération de cotisation vieillesse. Attention toutefois : cette mesure pourrait avoir un impact sur la valeur du point et donc sur le montant de votre retraite.

 

Enfin, un amendement voté en février 2025 a supprimé certaines exonérations. Cela peut remettre en question une décision de carrière longue pour les praticiens en cumul emploi-retraite, en fonction de leur situation personnelle.

 

Vous avez du mal à vous retrouver dans les méandres de notre système retraite actuel ? Un accompagnement personnalisé peut vous permettre d’anticiper au mieux votre départ. 

FAQ


Quel est l’âge de départ à la retraite pour un médecin libéral ?

Un médecin libéral peut bénéficier d’une retraite à taux plein dès 62 ans. Mais il doit avoir atteint le nombre de trimestres nécessaire, en fonction de son année de naissance.
S’il n’a pas validé tous ses trimestres à 62 ans, il devra attendre 67 ans pour éviter une minoration définitive du montant de sa pension.

 

Dans tous les cas, le calcul de la retraite est effectué par la CARMF.

Combien touche un médecin à la retraite ?

La pension de retraite d’un médecin libéral s’élève à environ 2 700 € par mois.
Selon les situations, des majorations peuvent s’appliquer, notamment pour :

 

  • – Les femmes médecins ayant eu au moins trois enfants ;
  • – Les médecins ayant effectué des trimestres supplémentaires après 60 ans.

 

Il est également possible d’effectuer un rachat de trimestres pour améliorer ses droits.

Quels sont les droits et les devoirs du médecin retraité ? 

Un médecin retraité est en droit de poursuivre son activité libérale lorsqu’il est à la retraite. Il peut alors choisir le cumul emploi-retraite.

 

Lorsque le médecin prend sa retraite sans avoir validé tous ses trimestres, le montant de sa pension subit une décote. Il peut continuer à travailler, mais ses revenus sont limités à un pourcentage du PASS (Plafond annuel de la Sécurité Sociale).

 

En revanche, si le médecin a validé tous ses trimestres, il peut cumuler librement sa retraite avec une activité libérale, sans aucune limitation de revenus.

Quelle différence entre la retraite d’un médecin hospitalier et celle d’un praticien libéral ? 

La principale différence réside dans le régime général de retraite. L’attribution de la retraite d’un praticien hospitalier dépend du régime général des fonctionnaires. Celle des professionnels libéraux varie en fonction du revenu professionnel, du nombre de trimestres supplémentaires et de la valeur du point.

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