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Facturation EBD : le guide en 2026

13 min
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EBD dentaire : tout savoir sur la facturation

La facturation de l’EBD a évolué depuis le 1er avril 2025. Elle nécessite désormais l’application du tiers payant intégral et la saisie des données dans le téléservice dédié.

 

Ces changements imposent une vigilance accrue, notamment dans les centres dentaires. Découvrez ici les nouvelles modalités pour facturer un examen bucco-dentaire, les erreurs à éviter et les risques encourus en cas d’erreur.

L’examen bucco-dentaire : un acte préventif indispensable

Un acte de repérage et d’orientation

Dans un centre de santé dentaire, l’EBD ne sert pas uniquement à poser un constat clinique à un instant T. Il s’inscrit dans une logique de prévention, de repérage précoce et de suivi.

Lorsque vous réalisez un examen bucco-dentaire en tant que chirurgien-dentiste, vous ne vous limitez pas à un simple contrôle. Cet acte permet :

 

  • D’évaluer la santé bucco-dentaire d’un patient ;
  • D’identifier un éventuel risque carieux ;
  • De repérer des besoins en soin ;
  • D’orienter votre patient vers un confrère, si besoin.

Une évolution dans le secteur dentaire

📌Bon à savoir : Depuis le 1er avril 2025, l’EBD est proposé chaque année aux jeunes de 3 à 24 ans dans le cadre du dispositif M’T dents tous les ans.

 

Cette évolution ne répond pas seulement à une logique administrative. Elle s’inscrit dans une stratégie de prévention renforcée chez les jeunes, avec pour objectif d’améliorer la santé bucco-dentaire et de favoriser un repérage plus précoce des besoins en soins.

EBD : les règles de facturation applicables en 2026

Ce qui a changé récemment dans la tarification de l’EBD

La tarification de l’examen bucco-dentaire a été revalorisée de 10 euros depuis le 1er avril 2025. De nouveaux codes de facturation ont également été mis en place :

 

  • BDA : examen simple, 40 €
  • BDB : examen avec 1 ou 2 radiographies intrabuccales, 52 €
  • BDD : examen avec 3 ou 4 radiographies intrabuccales, 64 €
  • BDP : examen avec radiographie panoramique, 64 €
  • BDH : supplément de 23 € pour un patient présentant un handicap sévère

 

💡 Astuce pratique

La bonne cotation ne suffit pas à elle seule. Pour être facturable, l’EBD doit aussi respecter les conditions de tiers payant et de saisie dans le téléservice dédié.

Les 3 étapes à respecter avant de facturer un EBD

Depuis le 1er avril 2025, la facturation d’un EBD repose sur trois conditions cumulatives :

 

  1. Vérifier l’éligibilité du patient
    Le praticien ou l’équipe administrative doit s’assurer que le patient peut bien bénéficier de l’examen, notamment via le téléservice dédié.
  2. Appliquer le tiers payant intégral
    L’acte doit être facturé avec tiers payant sur les parts AMO et AMC, selon les règles prévues par l’Assurance Maladie.
  3. Saisir les données de santé orale dans le téléservice EBD
    La facturation n’est possible qu’après l’enregistrement des informations nécessaires dans le téléservice dédié.

 

📌 Bon à savoir
Pour les patients de 3 à 24 ans, un seul EBD peut être facturé par année civile

Ce qu’il faut maîtriser sur l’AMO, l’AMC et le tiers payant

Depuis le 1er avril 2025, l’EBD ne peut être facturé que si le tiers payant est appliqué intégralement sur les parts AMO et AMC, sous réserve des règles spécifiques prévues par l’Assurance Maladie.

 

En pratique, le patient doit présenter sa carte Vitale ainsi qu’un justificatif de complémentaire santé. Le chirurgien-dentiste doit ensuite renseigner les données de l’examen dans le téléservice dédié.

 

Ces évolutions ont un impact direct sur l’organisation des centres dentaires, car elles imposent une coordination plus rigoureuse entre les équipes administratives et soignantes.

Les impacts concrets pour les centres dentaires


Dans un centre dentaire, les nouvelles règles de facturation de l’EBD ont un impact direct sur l’organisation quotidienne.Facturer un EBD suppose aujourd’hui une vigilance particulière dans un cabinet dentaire. 

 

En amont du soin, l’équipe administrative doit : 

 

  1. Vérifier les droits du patient ;
  2. Récupérer ses justificatifs de complémentaire santé. 

 

Le chirurgien-dentiste saisit ensuite les données nécessaires dans le téléservice « Examen bucco-dentaire ». Le logiciel Desmos permet d’accéder directement au bon téléservice. Le praticien évite ainsi de devoir se connecter manuellement au portail amelipro pour retrouver le téléservice concerné.

 

Plus le volume de dossiers est important, plus la coordination entre les équipes administratives et soignantes devient essentielle. La moindre erreur peut en effet entraîner un rejet, un retard de paiement ou une demande de régularisation.

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Points de vigilance sur la conformité de la facturation de l’EBD

Les erreurs les plus courantes

Les principaux points de vigilance concernent l’éligibilité du patient, la cotation retenue, l’application du tiers payant et la saisie des données dans le téléservice. Ces erreurs n’ont rien d’anodin. Lorsqu’elles sont répétées, elles peuvent même représenter un signal d’alerte fort pour l’Assurance Maladie.

Les signaux surveillés par l’Assurance Maladie

Certaines incohérences sont plus surveillées que d’autres. C’est notamment le cas :

 

  • Des incohérences récurrentes ;
  • Des codages imprécis ;
  • De l’accumulation de rejets ;
  • De la transmission de dossiers incomplets.

 

Le respect des règles d’éligibilité, de tiers payant et de saisie conditionne donc la facturation d’un EBD.

Les conséquences immédiates en pratique

En pratique, ces anomalies entraînent souvent un rejet, un retard de paiement ou une demande de justificatifs complémentaires. Pour vos équipes, cela représente du temps perdu à effectuer des régularisations.

 

Mais, au-delà de la charge administrative supplémentaire, ces situations peuvent surtout fragiliser votre organisation financière à plus grande échelle.

Risques pour les centres de santé : contrôles, indus, impact financier

Le rejet et le non-paiement

Une erreur de facturation d’un EBD dentaire peut d’abord entraîner un rejet du dossier ou un retard de paiement.

 

Prenons le cas d’un patient ayant déjà réalisé un EBD dans l’année civile auprès d’un autre praticien. Sans vérification préalable dans le téléservice EBD, le risque d’erreur ou de rejet augmente nettement. Ces situations surviennent souvent lorsque la procédure n’a pas été respectée : droits du patient mal vérifiés, données incomplètes ou cotation inadaptée. Pour le centre, cela signifie des dossiers à reprendre, des retours de la caisse et un traitement plus lourd au quotidien. 

Le risque d’indus

 

Au-delà du rejet immédiat, un centre dentaire peut également être exposé à un indu.
Dans ce cas, la CPAM peut verser une somme au titre d’un EBD, puis en demander le remboursement a posteriori si une anomalie est détectée.

 

Pour limiter ce risque, il est essentiel de vérifier la conformité du dossier dès l’envoi et de respecter strictement les règles de facturation.

L’impact financier pour la structure

À l’échelle d’un centre dentaire, l’accumulation de ces anomalies peut peser sur la trésorerie et désorganiser le fonctionnement administratif.

 

Entre les paiements retardés, les remboursements à effectuer et le temps consacré aux régularisations, les erreurs de facturation finissent par représenter un coût réel pour la structure.

D’où l’intérêt de mettre en place une organisation rigoureuse et de suivre attentivement les évolutions des règles applicables.

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Facturation de l’EBD : les difficultés liées au tiers payant

Pourquoi l’AMC complique le traitement des dossiers ?

Depuis le 1er avril 2025, le tiers payant s’applique aussi à la part AMC pour la facturation d’un EBD. En pratique, cela suppose de vérifier en amont la validité de la complémentaire santé du patient, notamment à partir de son attestation mutuelle.

 

📌 Bon à savoir
Une attestation absente, expirée ou mal renseignée peut compliquer la validation du dossier et ralentir la facturation.

Des difficultés supplémentaires pour les équipes

La gestion de la part AMC ajoute plusieurs contrôles au moment de la validation de la FSE. Les équipes doivent s’assurer que les justificatifs sont bien à jour et que les informations transmises sont cohérentes.
Chaque vérification supplémentaire devient ainsi une source potentielle d’erreur.

Les effets sur la fluidité de facturation

L’examen bucco-dentaire est un acte courant dans de nombreux centres dentaires. À grande échelle, une erreur de saisie, un justificatif mal lu ou une donnée incomplète peut suffire à ralentir le traitement des FSE.

La qualité du contrôle administratif en amont reste donc essentielle pour sécuriser la facturation.

Points de vigilance pour les équipes administratives et soignantes

Ce que l’administratif doit vérifier

Pour tout patient qui va subir un EBD, le mieux est que votre équipe contrôle en amont :

 

  1. La validité de la carte Vitale ;
  2. L’attestation de complémentaire ;
  3. L’éligibilité de la personne à un examen annuel.

Ce que le praticien doit sécuriser

La même rigueur s’impose en tant que praticien dentaire. Pour sécuriser votre prise en charge, il est impératif que :

 

  1. La cotation retenue corresponde à l’examen réalisé ;
  2. Les radiographies et autres examens aient bien été saisis dans le téléservice avant la facturation ;
  3. Le dossier de soins ait été bien documenté. 

Pourquoi la coordination est essentielle ?

La transmission des bonnes informations entre vos équipes administratives et dentaires reste donc un point central à vérifier pour limiter les points de blocage avant l’envoi de vos FSE. Ce contrôle conditionne en plus toute la suite du dossier.

 

En pratique, l’EBD ouvre l’accès à la prise en charge des soins associés ou consécutifs réalisés dans les mois qui suivent, selon les règles prévues par l’Assurance Maladie. Si l’EBD initial est mal facturé ou rejeté, la facturation des soins qui en découlent peut elle aussi être fragilisée.

 

Pour un centre dentaire, le risque est concret : retards de paiement, rejets en cascade, régularisations et tension sur la trésorerie.

 

💡 Astuce pratique : Une check-list interne partagée entre l’accueil et les praticiens permet d’éviter les oublis de justificatifs, les erreurs de saisie et les retours de dossier.

Bonnes pratiques pour sécuriser la facturation d’un EBD

Vous souhaitez éviter les rejets ou indus des FSE pour vos EBD ? Voici nos meilleures recommandations en ce sens.

Standardiser les procédures internes

Pour n’oublier aucune vérification de pièce, mettez en place une procédure interne claire. Ce guide vous permettra d’améliorer la gestion de vos dossiers et donc la qualité de leur traitement.   

Le téléservice « Examen bucco-dentaire » permet également de vérifier l’éligibilité du patient avant la saisie des données de l’examen.

 

Il facilite la mise en place d’un contrôle plus rigoureux.

Suivre les rejets et les anomalies liés à l’EBD

Le suivi des rejets et des autres anomalies reste essentiel à suivre. Pour éviter que les erreurs ne reviennent de façon répétée, il peut être utile d’identifier les fragilités les plus fréquentes, par exemple :

 

  1. Une étape mal suivie ;
  2. Une habitude de saisie inadaptée ;
  3. Un contrôle effectué trop tard ;
  4. Une mauvaise utilisation d’une fonction du logiciel.

 

💡  Astuce pratique : Mettez à jour une check-list interne après chaque rejet récurrent. Cela vous permet de corriger durablement les erreurs les plus fréquentes.

Fiabiliser les outils et l’organisation

Disposer d’un logiciel métier performant et bien paramétré permet de fluidifier la transmission des informations relatives à l’EBD. Dans cette logique, Orisha a conçu une solution qui aide les centres dentaires à sécuriser les différentes étapes de la facturation. Les équipes peuvent ainsi gagner du temps, améliorer la qualité de traitement des dossiers et renforcer la pérennité de l’activité.


La facturation d’un EBD est désormais plus encadrée. Pour répondre à ces nouvelles exigences, il devient essentiel de structurer vos procédures et de fiabiliser l’organisation de vos équipes. Vous limitez ainsi les erreurs, sécurisez le traitement de vos dossiers et préservez l’équilibre financier de votre structure.

 

L’usage d’un logiciel métier comme Desmos peut vous aider à mieux piloter la facturation de vos EBD et à fluidifier la gestion administrative au quotidien.

 

Besoin de plus de renseignements ? Contactez-nous vite.

FAQ


Qu’est-ce que l’examen bucco-dentaire ?

Un examen bucco-dentaire vous permet d’évaluer l’état bucco-dentaire de votre patient. Vous pouvez repérer d’éventuels besoins en soins et réaliser par la suite une prise en charge adaptée. À noter que, dans le cadre du dispositif « M’T dents tous les ans ! », l’EBD est annualisé depuis le 1er avril 2025 pour les 3 à 24 ans.

Le tiers payant est-il obligatoire pour l’EBD ?

Oui. L’EBD est facturable dès lors que le tiers payant est appliqué intégralement, sur la part AMO et la part AMC, ou à 100 % AMO via l’exonération prévention lorsque le patient n’a pas de complémentaire valide. Le patient peut ainsi bénéficier du tiers payant dans les conditions prévues.

Quels patients peuvent bénéficier de l’EBD à 100 % et quelles sont les conditions de prise en charge ?

Les 3-24 ans peuvent bénéficier de l’EBD dans le cadre de M’T dents tous les ans. Depuis le 1er avril 2025, l’acte est en principe pris en charge à 60 % par l’AMO et 40 % par l’AMC, avec tiers payant, sauf cas particuliers de prise en charge à 100 % par l’AMO. Chez les femmes enceintes, l’examen bucco-dentaire peut être réalisé à compter du 1er jour du 4e mois de grossesse et jusqu’au dernier jour du 6e mois après l’accouchement. Les soins dentaires sont pris en charge à 100 % par l’AMO sur le risque maternité du 6e mois de grossesse jusqu’à 12 jours après l’accouchement.

Pourquoi la facturation de l’EBD peut-elle se compliquer en centre de santé ?

Depuis le 1er avril 2025, la facturation de l’examen bucco-dentaire suppose de : 

  • Vérifier l’éligibilité du patient ;
  • D’appliquer le tiers payant sur les parts AMO et AMC ;
  • De saisir les données de l’examen dans le téléservice dédié. 

Ces étapes administratives supplémentaires peuvent complexifier le traitement des dossiers en cas d’information manquante ou mal renseignée.

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