Aller au contenu

Reprise d’un centre de santé : les risques et précautions à anticiper

12 min
Reprise centre de santé
CHATBOT IA

REDUCTEUR MOTEUR IA

Reprendre un centre de santé : risques, sanctions et précautions à prendre

Quels sont les points à connaître lors de la reprise d’un centre de santé ? Ce type d’opération peut soulever de nombreux enjeux administratifs, financiers et juridiques qu’il vaut mieux anticiper. Une mauvaise identification du montage peut, en effet, conduire à supporter des indus, voire des sanctions qui ne devraient pas forcément être rattachées au nouveau gestionnaire. Dans cet article, nous revenons sur les trois situations possibles lors de la reprise d’un centre de santé. Nous vous expliquons également les principales vérifications à effectuer avant de finaliser votre projet.

 

Quels sont les différents modes de reprise d’un centre de santé ?

La reprise d’un centre de santé peut prendre plusieurs formes. Pourtant, ces situations sont souvent regroupées sous un même terme, alors qu’elles ne reposent pas sur le même montage juridique et administratif.

La reprise d’une association gestionnaire

Dans ce cas précis, la gestion du centre de santé continue d’être assurée par la même association gestionnaire. Seule la gouvernance évolue, avec un changement possible des dirigeants. L’association conserve donc son historique, ses engagements et ses obligations habituelles.

L’achat du fonds de commerce

centre de santé. Cela peut inclure du matériel médical, certains contrats, des équipements administratifs, etc. Ici, l’association qui gérait auparavant le centre change. En d’autres termes, il n’existe donc plus de continuité de personne morale.

Imaginons que vous repreniez un centre de santé dentaire avec ce type de montage. La reprise peut alors porter sur différents éléments nécessaires à son fonctionnement quotidien :  

 

L’installation dans les mêmes locaux avec un nouvel agrément

Parfois, une nouvelle association peut s’installer dans les mêmes locaux qu’un ancien centre de santé. Elle dispose alors de son propre agrément et de son propre numéro FINESS juridique. Il s’agit donc, juridiquement, d’une structure distincte.

Au premier abord, ces trois situations peuvent sembler proches. Pourtant, le mode de reprise choisi n’est pas sans conséquences. En fonction du montage retenu, il expose à des risques juridiques et financiers différents. Intéressons-nous d’abord à la reprise d’une association gestionnaire.

 

Cas n°1 : reprendre l’association gestionnaire d’un centre de santé 

Lorsque la reprise du centre de santé est effectuée par la même association gestionnaire, la structure reste identique sur le plan juridique. Seuls les dirigeants changent. Ils peuvent mettre en place une nouvelle organisation interne ou une nouvelle stratégie de gestion et d’organisation, mais l’association conserve son identité juridique, son historique, ses engagements et ses obligations.

Autrement dit, ce n’est pas parce que la direction change que l’historique du centre de santé est effacé. L’association conserve à la fois son actif et son passif. Elle hérite notamment des mêmes contrats, du matériel, des conventions ou encore des outils de gestion déjà en place.

 

⚠️ Attention

Elle conserve aussi les éventuels litiges, les contrôles en cours, les dettes et les obligations financières.

Le risque principal est donc d’hériter d’une situation fragile sans l’avoir suffisamment identifiée en amont.

📌 À retenir

Avant de reprendre une association gestionnaire, il est donc préférable de réaliser un audit préalable.

Celui-ci permet de vérifier les contrats, les procédures engagées, les contrôles CPAM, les éventuels indus ou les sanctions en cours. En tant que futur gestionnaire, vous savez ainsi précisément où en est l’activité de votre futur centre de santé.

💡 Bon à savoir

L’audit préalable permet d’identifier une grande partie des risques, mais il ne les élimine pas tous. Selon les caractéristiques de l’opération, il peut être pertinent de négocier une garantie d’actif et de passif (GAP) dans le contrat de reprise.

Cette clause permet de protéger le repreneur si un indu, une dette ou une procédure dont l’origine est antérieure à la reprise est découvert après la signature.

En revanche, lorsque l’opération repose sur l’achat du fonds de commerce, les choses sont différentes.

BANNIERE

Cas n°2 : achat du fonds de commerce du centre de santé

Dans le cadre de l’achat d’un fonds de commerce, vous ne récupérez pas le passif de la structure précédente. La personne morale change. L’achat peut concerner différents éléments utiles au fonctionnement quotidien du centre de santé : le matériel, les contrats rattachés à l’exploitation et au service, les équipements administratifs ou encore certains outils métier.

Le principal point de vigilance repose sur le fait que l’association qui gérait le centre de santé a changé. Il n’existe donc aucune continuité de personne morale entre l’ancien gestionnaire et le nouveau. Cela signifie que les éventuels indus, sanctions ou procédures liés à l’ancienne exploitation ne sont normalement pas rattachés à la nouvelle association.

 

⚠️ Attention

Pour autant, cette situation doit être sécurisée. Le contrat de cession doit permettre d’identifier précisément ce qui est repris et ce qui ne l’est pas.

Il doit notamment exclure toute reprise du passif lié à l’exploitation précédente. Cette précision permet de limiter les ambiguïtés si une difficulté apparaît après la cession.

📌 À retenir

Si tel est votre cas, nous vous conseillons de prévoir des clauses précises dans le contrat et de conserver toutes les informations utiles sur le périmètre exact de la reprise.

En tant que nouveau gestionnaire, vous devez être en mesure de démontrer que vous n’avez pas repris les obligations rattachées à l’ancienne association.

Cas n°3 : reprise de site avec un nouvel agrément : le risque de confusion 

 

À première vue, ce scénario peut ressembler à une reprise classique. Mais dans ce cas, il faut savoir qu’il n’existe aucune continuité de personne morale entre vous et l’ancien gestionnaire. Vous devez donc faire attention à ce que d’éventuelles sanctions, indus ou procédures de l’ancien centre de santé ne soient pas rattachés à votre nouvelle association.

Le risque est principalement lié à une confusion administrative. En effet, si le FINESS juridique change, le FINESS géographique, lui, peut rester identique puisqu’il correspond au même lieu d’exploitation. Cette situation peut alors entraîner des erreurs d’identification entre l’ancien et le nouveau gestionnaire.

Aussi, nous ne pouvons que vous recommander de vérifier que la mise à jour des informations FINESS est bien effective avant de démarrer une quelconque activité dans votre centre de santé. Pensez également à surveiller les courriers adressés à l’ancien centre et à vérifier qu’ils ne concernent pas votre structure. Si des courriers recommandés sont adressés à l’ancienne association gestionnaire, ne les retirez pas. Cela montre que vous n’êtes pas le destinataire.

 

⚠️ Attention

Vous devez pouvoir démontrer que votre structure dispose de son propre agrément et de son propre FINESS juridique.

Lorsque la CPAM applique par erreur une sanction ou un indu à votre centre de santé, contactez-la rapidement afin de faire corriger la situation. En l’absence de régularisation, vous pouvez saisir le juge des référés pour rétablir la situation.

🎬

Pour aller plus loin

Découvrez la stratégie validée par nos avocats spécialistes pour contester un indu CPAM.

Checklist : les vérifications à réaliser avant une reprise de centre de santé

Vous êtes sur le point de finaliser la reprise de votre centre de santé. Pour sécuriser votre situation administrative, financière et juridique, voici les étapes de préparation à effectuer avant le démarrage de l’activité du centre.

 

Vérifier le type de montage de reprise
Identifiez d’abord si vous reprenez l’association gestionnaire, si vous procédez à l’achat du fonds de commerce ou si vous vous installez dans les mêmes locaux avec un nouvel agrément.

Étudier les contrats en cours
Analysez les clauses contractuelles qui vous lient aux différents prestataires : matériel, outils de gestion, conventions, contrats de service, engagements financiers ou clauses particulières.

Contrôler les sanctions ou procédures en cours
Demandez à la Caisse primaire d’Assurance Maladie de vous transmettre les informations disponibles sur les éventuels indus, sanctions ou procédures engagées contre la structure.

Établir un contrat de cession précis
Vérifiez ce qui est repris et ce qui ne l’est pas dans le contrat de cession. En cas d’achat du fonds de commerce, excluez clairement toute reprise du passif lié à l’ancienne exploitation.

Vérifier les informations FINESS
Contrôlez la bonne mise à jour du FINESS juridique et du FINESS géographique pour éviter toute confusion entre l’ancien et le nouveau gestionnaire.

Surveiller les courriers et notifications
Une fois votre activité commencée, vérifiez que les courriers reçus concernent bien votre structure, et non l’ancienne association gestionnaire.

Archiver vos échanges et preuves

 

Conservez les courriers, mails, enveloppes et preuves d’envoi. Ces éléments peuvent être très utiles en cas d’erreur d’identification ou de contestation.

💡 Bon à savoir

Si vous gérez déjà un centre de santé et souhaitez en ouvrir ou en reprendre un autre, le choix du logiciel est stratégique. Desmos est adapté à la gestion multicentre et multispécialité.

Il vous permet de centraliser les informations utiles, de suivre l’activité de vos différents établissements et de piloter plus facilement votre organisation. En cas de changement de logiciel, la reprise de données est également prévue pour faciliter la transition et limiter les interruptions d’activité.

Les conséquences de la reprise d’un centre de santé varient en fonction du montage juridique effectué. Si vous reprenez une association gestionnaire, soyez particulièrement vigilant aux éventuels indus, sanctions ou dettes déjà rattachés à la structure.

 

Lorsque vous procédez à l’achat d’un fonds de commerce, sécurisez votre contrat de cession, afin d’exclure clairement toute reprise du passif lié à l’ancienne exploitation.

 

 

Enfin, si vous vous installez dans les mêmes locaux avec un nouvel agrément, assurez-vous que votre nouveau centre de santé ne soit pas confondu avec l’ancien gestionnaire. Une fois votre projet sécurisé, veillez également à assurer la continuité du service et à centraliser les informations utiles au fonctionnement du centre. L’utilisation d’un logiciel pour centre de santé comme Desmos peut faciliter la gestion administrative, le suivi de l’activité, la gestion et l’organisation de votre établissement sur le long terme.

BANNIERE

FAQ


Que change le nouvel accord pour les centres de santé polyvalents ? 

Le nouvel accord simplifie le dispositif de rémunération forfaitaire des centres polyvalents. Il revalorise la majoration précarité, et crée un nouvel axe portant sur la prévention. Ce nouveau texte réglementaire transforme également les subventions accordées dans le cadre des contrats démographiques. Elles deviennent des aides automatiques réservées aux établissements éligibles.

 

L’accord intègre en plus 2 mesures prévues par la Convention médicale  :

 

  • – La revalorisation du dispositif des assistants médicaux ; 
  • – La création du forfait médecin-traitant.

Quelle différence entre FINESS juridique et FINESS géographique ?

Le FINESS juridique désigne la personne morale responsable du centre de santé. Le FINESS géographique, lui, correspond au lieu d’exploitation. Votre nouvelle association peut donc avoir son propre FINESS juridique, même si elle s’installe dans les mêmes locaux qu’un ancien centre.

Qui paie un indu après la reprise d'un centre de santé ?

En reprenant un centre de santé, vous êtes redevable d’un indu de l’ancien centre si vous reprenez la même association gestionnaire. La personne morale reste, en effet, identique. En revanche, lorsque le centre change de personne morale, les indus, procédures ou sanctions de l’ancienne structure ne doivent pas être rattachés au nouveau gestionnaire.

Pourquoi réaliser un audit avant de reprendre un centre de santé ?

L’audit préalable permet de vérifier les contrôles CPAM en cours, les contrats, les dettes, les sanctions, les outils de gestion, le matériel et les informations administratives. Il s’agit d’une étape de préparation cruciale pour connaître précisément la situation avant le démarrage de votre activité.

Comment sécuriser la transition et la gestion du centre ?

Vous devez organiser la continuité de votre activité et centraliser les informations utiles dès le démarrage. Si vous ouvrez un centre de santé polyvalent, par exemple, l’usage d’un logiciel pour centre de santé adapté peut accompagner la gestion administrative, l’organisation du centre et le suivi de l’activité.

Desmos pour Centre de Santé Polyvalent
Le logiciel pour centre de santé, référencé Ségur, idéal pour accélérer la prise en charge des patients et pour simplifier la coordination des soins.
En savoir plus