Grilles salaire praticiens hospitaliers contractuels 2026
La rémunération des praticiens hospitaliers contractuels varie selon plusieurs critères spécifiques. Les émoluments débutent à environ 55 000 € bruts annuels (Échelon 1) et atteignent 75 500 € au 4e échelon pour les contrats standards, hors indemnités et primes. Tandis que les contrats de type 2 peuvent atteindre 119 130 €. La grille salariale comprend 4 échelons avec progression selon l’ancienneté. Des primes complémentaires comme la PECH (10 000 à 30 000 €) s’ajoutent selon les spécialités en tension.
Voici le tableau récapitulatif idéal pour conclure votre article. Il permet au praticien de visualiser immédiatement son gain potentiel selon son profil et son mode d’exercice en 2026.
Synthèse des rémunérations PH Contractuel (Janvier 2026)
Ce tableau présente les montants bruts mensuels de base (hors gardes et astreintes).
| Composante de rémunération | Montant Brut Mensuel (Est. 2026) | Conditions d’attribution |
|---|---|---|
| Salaire Échelon 1 (0-2 ans) | 4 580 € | Nouveau praticien (Motifs 1, 3, 4) |
| Salaire Échelon 4 (>6 ans) | 6 290 € | Ancienneté maximale en contractuel |
| Plafond Majoré (Motif 2) | Jusqu’à 9 927 € | Zone sous-dotée (ARS) / Spécialité critique |
| Indemnité d’Exclusivité (IESPE) | 1 010 € | Engagement de service public exclusif |
| Garde de nuit (unité) | ~485 € | Par période de garde effectuée |
| Prime PECH (Attractivité) | 415 € à 830 € | Moyenne mensuelle (sur 2 ans) |
Qu’est-ce qu’un praticien hospitalier contractuel ?
Définition et missions du PHC
Le praticien hospitalier contractuel constitue un statut médical non-titulaire au sein des établissements publics de santé. Créé pour répondre aux besoins de flexibilité des hôpitaux, ce statut unifié remplace depuis février 2022 les anciens praticiens attachés et cliniciens hospitaliers.
Ces professionnels assurent les actes médicaux de diagnostic, de traitement et de soins d’urgence dans leur spécialité. Ils participent également aux missions de service public hospitalier définies par le Code de la santé publique. Contrairement aux praticiens hospitaliers titulaires, ils exercent sous contrat à durée déterminée ou indéterminée selon quatre motifs de recrutement spécifiques.
Leur activité nécessaire au maintien de l’offre de soins peut s’étendre sur plusieurs établissements publics. Les PHC contribuent aussi aux tâches de gestion liées à leurs fonctions et peuvent bénéficier d’une convention d’engagement de carrière hospitalière dans certaines spécialités en tension.
Différence entre PH titulaire et contractuel
La stabilité d’emploi représente la distinction majeure entre ces deux statuts. Le praticien titulaire bénéficie d’un poste permanent avec sécurité d’emploi, tandis que le contractuel évolue sous contrat à durée déterminée, généralement limité à six ans maximum pour les trois premiers motifs de recrutement.
Concernant la progression salariale, les écarts sont significatifs. Le titulaire peut gravir jusqu’à 13 échelons durant sa carrière, offrant une évolution substantielle de sa rémunération. Le contractuel reste plafonné à 4 niveaux de rémunération uniquement.
L’aptitude au concours national constitue le passage obligé vers la titularisation. Lors de la nomination en tant que titulaire, les services accomplis en tant que contractuel font l’objet d’une reprise d’ancienneté systématique. Selon le décret n°2020-1182, le praticien est reclassé à un échelon de la grille des titulaires correspondant à son expérience passée, évitant ainsi toute perte financière brutale.
Les 4 motifs de recrutement contractuel
Motif 1 : remplacement et accroissement temporaire
Ce premier motif permet aux établissements de santé de recruter face aux absences ponctuelles ou aux pics d’activité temporaires. Les situations concernées incluent les congés maladie, maternité, sabbatiques ou les besoins saisonniers d’un service.
Le contrat initial ne peut excéder six mois maximum. Un renouvellement reste possible dans la même période maximale de six mois supplémentaires. La durée totale d’exercice au sein d’un même établissement pour ce motif ne peut dépasser deux ans.
La quotité de travail s’étend de 1 à 10 demi-journées hebdomadaires selon les besoins du service. Cette flexibilité permet aux centres hospitaliers d’adapter précisément leurs effectifs médicaux aux fluctuations d’activité.
Les émoluments pour ce motif respectent les planchers et plafonds réglementaires standard, sans possibilité de part variable contrairement aux contrats de motif 2. Cette formule offre une solution rapide pour maintenir la continuité des soins lors de situations imprévues.
Motif 2 : difficultés de recrutement territorial
Ce motif répond aux difficultés particulières de recrutement dans certaines spécialités ou zones géographiques. L’ARS caractérise ces situations selon l’offre de soins territoriale et les besoins locaux. Les établissements peuvent recruter pour des fonctions hautement spécialisées ou face à un risque avéré sur la continuité des soins.
Contrairement au motif 1, ces contrats autorisent une rémunération majorée jusqu’à 119 130 € bruts annuels. Une part variable peut compléter les émoluments selon l’atteinte d’objectifs spécifiques prévus contractuellement.
La prime d’exercice territorial (250 à 1 000 € mensuels) récompense l’activité sur plusieurs établissements. Les spécialités concernées incluent généralement l’anesthésie-réanimation, la psychiatrie ou la radiologie dans les territoires sous-dotés. Cette approche vise à renforcer l’attractivité médicale dans les zones en tension.
Motif 3 : attente concours PH
Le troisième motif vise spécifiquement les médecins préparant leur inscription sur la liste d’aptitude au concours national de praticien hospitalier. Cette voie transitoire leur offre une expérience hospitalière concrète avant la titularisation. La durée contractuelle s’étend sur trois années maximum, non renouvelables.
Pendant cette période, le praticien développe ses compétences cliniques et managériales dans l’établissement recruteur. L’objectif reste clairement défini : réussir le concours PH pour accéder au statut de titulaire. Les émoluments suivent la grille standard des contractuels, entre 40 775 € et 70 111 € annuels bruts.
Une prime d’engagement de carrière hospitalière peut compléter la rémunération selon la spécialité exercée. Son montant varie de 10 000 € à 20 000 € selon les besoins territoriaux. Cette incitation financière encourage les candidats à s’orienter vers des disciplines en tension de recrutement.
Motif 4 : coopération ville-hôpital
Ce quatrième motif favorise spécifiquement les exercices mixtes entre établissements publics et médecine de ville. Les praticiens peuvent partager leur activité professionnelle sur des quotités limitées, généralement inférieures à 40% d’un temps plein. Cette formule encourage le décloisonnement entre secteurs public et privé.
Seuls ces contrats bénéficient d’une possibilité de transformation en CDI après trois années d’exercice. Les autres motifs restent strictement limités aux CDD. La rémunération respecte les plafonds standards, mais une prime de solidarité territoriale peut s’ajouter pour les activités partagées.
Les établissements privés d’intérêt collectif participent activement à ces coopérations. Cette approche renforce l’offre de soins territoriale tout en permettant aux praticiens de diversifier leur exercice professionnel entre ville et hôpital.
Grille officielle rémunération PHC 2026
Échelons et progression salariale
La grille des praticiens hospitaliers contractuels comprend uniquement 4 échelons, contrairement aux 13 échelons des PH titulaires. Chaque échelon correspond à une durée d’ancienneté précise : le 1er échelon s’applique avant 2 ans de fonctions, le 2e échelon après 2 ans d’exercice.
Le passage automatique entre échelons s’effectue selon l’ancienneté acquise dans la fonction. Les 3e et 4e échelons permettent d’atteindre respectivement 4 et 6 années d’expérience hospitalière. Une fois le 4e échelon atteint, aucune progression supplémentaire n’est possible en tant que contractuel.
Cette limitation structurelle explique pourquoi nombreux PHC s’orientent vers le concours national pour accéder au statut titulaire. Le Décret n° 2020-1182 a modifié ces grilles pour harmoniser les rémunérations avec les nouvelles exigences territoriales des établissements publics de santé.
Plafonds selon type de contrat
Les plafonds de rémunération diffèrent radicalement selon le motif de recrutement invoqué par l’établissement. Pour les motifs 1, 3 et 4, le montant maximum annuel brut reste fixé à 70 111 euros, aligné sur le dernier échelon de la grille standard.
Le motif 2 bénéficie d’un traitement particulier avec un plafond majoré atteignant 119 130 euros bruts annuels. Cette majoration substantielle vise à attirer les praticiens dans les spécialités en tension ou les territoires sous-dotés médicalement.
Ces montants maximaux incluent les émoluments de base mais excluent les primes spécifiques comme la PECH ou les indemnités de garde. Le remplacement d’un praticien ou les cas d’accroissement temporaire d’activité restent soumis aux plafonds standards, tandis que les difficultés de recrutement territorial justifient seules la rémunération majorée selon les Articles R. 6152-334 du Code de la santé publique.
Grille APHP vs autres établissements
L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris applique des barèmes identiques aux autres centres hospitaliers publics français. Aucune majoration spécifique n’existe pour les contractuels exerçant en région parisienne, malgré le coût de la vie plus élevé.
Les centres hospitaliers régionaux et universitaires suivent tous la même réglementation nationale issue des Articles R. 6152-334. Seules les primes territoriales peuvent varier selon les zones géographiques sous-dotées. Cette uniformité garantit l’équité salariale entre tous les établissements publics, qu’ils soient métropolitains ou ultramarins.
Quel est le salaire d’un praticien hospitalier contractuel ?
Salaire brut par échelon et ancienneté
Les montants bruts mensuels débutent à 4 580 euros pour le premier échelon (0 à 2 ans d’ancienneté) et progressent jusqu’à 6 290 euros au quatrième échelon (après 6 années d’exercice). La progression entre les échelons suit une courbe ascendante valorisant l’expérience acquise au sein de l’établissement.
Cette progression linéaire garantit une augmentation automatique tous les deux ans environ. Un praticien contractuel expérimenté de 6 ans touchera donc 281 euros bruts supplémentaires par rapport à un débutant.
La valeur du point indiciaire hospitalier influence directement ces rémunérations lors des revalorisations nationales. Contrairement aux PH titulaires qui bénéficient de 13 échelons sur 25 ans de carrière, cette grille restreinte limite mécaniquement les perspectives d’évolution salariale des contractuels.
Conversion net : exemples concrets
Un praticien contractuel débutant (Échelon 1) perçoit environ 3 550 euros nets mensuels (avant impôt sur le revenu), montant auquel s’ajoutent les indemnités de gardes et d’astreintes.
Ces montants nets incluent les charges sociales spécifiques à la fonction publique hospitalière selon la loi en vigueur. Un praticien contractuel recruté pour des soins sur le territoire en zone sous-dotée peut bénéficier de majorations portant son net mensuel à 4 200 euros environ.
Les décisions expresses d’attribution de primes territoriales ou de l’IESPE viennent s’ajouter à ces rémunérations de base. Une demi-période de temps de travail additionnel représente 134 euros nets supplémentaires, permettant d’optimiser significativement les revenus mensuels selon l’investissement personnel du praticien.
Temps partiel 80% : calcul rémunération
La quotité de 80% représente quatre cinquièmes du temps de travail hebdomadaire standard hospitalier. Le calcul s’effectue automatiquement par application du coefficient 0,8 sur la rémunération de référence de l’échelon correspondant. Un PHC au 2e échelon percevra 3 361 euros bruts mensuels au lieu de 4 201 euros à temps complet.
Cette formule proportionnelle s’applique uniformément aux émoluments de base mais préserve l’intégralité de certaines primes territoriales. Les droits à congés et l’ancienneté progressent normalement selon la durée calendaire d’exercice. Le passage d’un échelon à l’autre reste soumis aux mêmes critères temporels qu’un contractuel à temps plein, garantissant une évolution de carrière équitable malgré la quotité réduite.
Rémunération par spécialité médicale
Psychiatre contractuel : grille et spécificités
Les psychiatres contractuels bénéficient d’une indemnité d’activité sectorielle et de liaison de 420,86 euros bruts mensuels, exclusivement réservée à leur spécialité. Cette prime compense l’exercice en secteurs multiples, condition fréquente dans cette discipline en tension.
Leur rémunération peut atteindre les plafonds majorés du motif 2 dans de nombreux territoires sous-dotés. Les établissements psychiatriques publics peinent à recruter, justifiant souvent ces contrats de type 2 avec leurs rémunérations supérieures.
Une subvention mensuelle entre 250 et 1 000 euros s’ajoute pour les praticiens exerçant sur plusieurs sites distants d’au moins 20 kilomètres. Cette indemnité de déplacement reconnaît la réalité géographique de l’exercice psychiatrique moderne, particulièrement en pédopsychiatrie où les besoins territoriaux imposent une présence multi-sites.
Chirurgien et médecin généraliste hôpital
Les chirurgiens contractuels suivent la grille standard des PHC sans majoration spécifique liée à leur spécialité, contrairement aux psychiatres. Leur rémunération suit la grille réglementaire débutant à 4 580 euros bruts mensuels hors gardes. Les médecins généralistes hospitaliers contractuels perçoivent des émoluments identiques, la spécialité n’influençant pas les barèmes réglementaires.
Les chirurgiens exercent fréquemment en garde obligatoire, générant des revenus complémentaires substantiels. Une garde de nuit rapporte environ 450 euros supplémentaires, tandis qu’une garde de jour férié peut doubler ce montant. Les médecins généralistes hospitaliers accèdent aux mêmes dispositifs de permanence selon l’organisation de leur service.
Certains territoires proposent des contrats renforcés pour attirer ces profils recherchés. Les établissements ruraux offrent parfois des logements de fonction ou des indemnités kilométriques majorées pour compenser l’isolement géographique.
Primes et indemnités complémentaires
Prime engagement carrière hospitalière (PECH)
Cette prime d’attractivité vise spécifiquement les praticiens contractuels exerçant dans les trois spécialités en tension nationale : anesthésie-réanimation, psychiatrie et radiologie. Son montant varie entre 10 000 et 30 000 euros selon le niveau de tension territoriale identifié par l’ARS.
Le versement s’effectue en deux tranches égales. La première moitié arrive dès la signature de la convention d’engagement de carrière hospitalière. La seconde partie devient accessible uniquement après réussite au concours national de praticien hospitalier et nomination officielle au Journal Officiel.
Pour bénéficier de cette prime, le praticien s’engage contractuellement à exercer trois années complètes en tant que PH titulaire. Les praticiens à temps partiel voient leur prime proratisée selon leur quotité de travail, maintenant l’équité du dispositif. Cette mesure incitative répond directement aux difficultés de recrutement chroniques dans ces disciplines essentielles.
Prime exercice territorial
Cette prime multisites récompense les praticiens contractuels exerçant leur activité sur plusieurs établissements distants d’au moins 20 kilomètres. Son montant oscille entre 250 et 1 000 euros bruts mensuels, calculé proportionnellement au nombre de demi-journées réalisées hors du site principal d’affectation.
L’attribution requiert une convention signée entre l’ARS, l’établissement employeur, la structure d’accueil et le praticien. Cette formalisation encadre précisément les conditions d’exercice et les modalités de remboursement entre établissements. Le versement s’effectue mensuellement par l’établissement de rattachement principal.
La distance géographique peut faire l’objet de dérogations accordées par l’Agence Régionale de Santé, notamment dans les territoires où la coopération hospitalière justifie un assouplissement du critère kilométrique standard.
Indemnités sectorielles et gardes
Une garde de nuit est désormais rémunérée environ 485 euros bruts. Concernant les astreintes, leur tarification a été revalorisée en 2025 pour mieux prendre en compte le temps de travail effectif lors des déplacements, s’éloignant des anciens forfaits fixes peu attractifs.
Certaines spécialités bénéficient d’indemnités sectorielles spécifiques. L’anesthésie-réanimation et la médecine d’urgence génèrent fréquemment des revenus complémentaires substantiels grâce aux gardes obligatoires. Ces indemnités représentent souvent 15 à 25% du salaire mensuel total, variant selon l’organisation du service et les besoins territoriaux de l’établissement.
Évolution carrière et reclassement
Passage du 4e échelon PHC vers PH
La titularisation permet désormais une reprise d’ancienneté des services contractuels. Un praticien au 4e échelon contractuel sera ainsi reclassé à un échelon équivalent dans la grille des titulaires, garantissant une continuité de sa rémunération et de sa progression de carrière.
Cependant, l’expérience hospitalière acquise facilite grandement l’adaptation aux nouvelles responsabilités. Les anciens contractuels maîtrisent déjà les procédures internes et bénéficient d’une connaissance approfondie de leur établissement. Cette expertise leur permet souvent d’évoluer plus rapidement vers des postes à responsabilités.
Contrairement au statut contractuel limité à six années maximum, la titularisation ouvre l’accès aux 13 échelons de carrière et aux perspectives d’évolution vers des fonctions d’encadrement ou d’expertise.
Chef de clinique et assistant associé
Ces postes post-internat contractuels offrent une rémunération attractive débutant autour de 2 700 euros nets mensuels pour les premières années. Les chefs de clinique des universités-assistants des hôpitaux (CCA) perçoivent une double rémunération hospitalière et universitaire, incluant l’indemnité de service public exclusif.
L’évolution salariale progresse significativement puisque la rémunération atteint environ 3 100 euros nets en troisième et quatrième années d’exercice. Les gardes sont rémunérées 473,94 euros bruts, s’ajoutant au salaire de base. Ces fonctions contractuelles durent généralement quatre ans maximum.
Le statut CCA constitue souvent une étape stratégique vers une carrière hospitalo-universitaire ou l’accès au secteur 2 en libéral. Cette position hybride combine formation, recherche et soins, justifiant une grille salariale spécifique distincte des autres contractuels hospitaliers.
Concours PH : impact sur rémunération
La réussite au concours national de praticien hospitalier transforme radicalement la situation financière du contractuel. Dès la nomination, le nouveau titulaire accède immédiatement à la grille PH avec un salaire de départ fixé à 4 595 euros bruts mensuels au premier échelon. Cette progression représente une augmentation directe d’environ 465 euros par rapport au quatrième échelon contractuel.
L’accès à l’IESPE constitue un avantage financier majeur. L’Indemnité d’Engagement de Service Public Exclusif (IESPE) de 1 010 euros bruts est également accessible aux contractuels recrutés sur des contrats de longue durée (plus de 6 mois), sous réserve d’un engagement de non-exercice libéral. Le cumul salaire de base plus IESPE porte la rémunération mensuelle à 5 605 euros bruts, soit une valorisation substantielle comparée au plafond contractuel.
Au-delà des aspects financiers immédiats, la titularisation ouvre l’accès aux 13 échelons de carrière sur 25 années d’exercice, contre seulement 4 échelons limités pour les contractuels.
Négocier son salaire de contractuel
Marges de négociation selon motif
Le pouvoir de négociation salariale varie drastiquement selon le motif de recrutement invoqué par l’établissement. Les contrats de motif 2 offrent la flexibilité maximale puisque les difficultés territoriales justifient des rémunérations attractives, parfois proches du plafond de 70 111 euros annuels.
Les remplacements temporaires (motif 1) laissent peu de marge car l’urgence favorise l’établissement. Les candidats au concours PH (motif 3) bénéficient d’une position intermédiaire, leur engagement futur constituant un atout négociable.
La coopération ville-hôpital (motif 4) permet des discussions équilibrées, l’établissement recherchant l’expertise libérale. Votre spécialité influence directement ces marges : anesthésie-réanimation, psychiatrie et radiologie bénéficient systématiquement de conditions préférentielles. Les négociations s’avèrent particulièrement fructueuses dans les zones rurales où la pénurie médicale renforce votre position.
Arguments valorisation expérience
Votre parcours professionnel antérieur constitue votre principal atout lors des négociations salariales. Un post-internat dans un CHU prestigieux, une expérience libérale réussie ou des compétences techniques spécialisées justifient légitimement une rémunération supérieure au minimum réglementaire. Les établissements recherchent activement ces profils expérimentés pour éviter les coûts de formation.
Les responsabilités exercées précédemment renforcent considérablement votre dossier. Chef de service adjoint, coordonnateur d’unité ou référent qualité démontrent vos capacités managériales. Votre expertise dans des techniques innovantes comme la chirurgie robotique ou l’imagerie interventionnelle représente une valeur ajoutée immédiate pour l’établissement.
Les publications scientifiques, communications en congrès et formations dispensées attestent de votre rayonnement professionnel. Cette reconnaissance académique permet de justifier une rémunération proche des plafonds autorisés, particulièrement dans les spécialités en tension où votre profil devient stratégique pour l’établissement.
Augmentation salaire 2025-2026
Revalorisation Ségur de la Santé
Les accords du Ségur de juillet 2020 ont transformé la rémunération des praticiens contractuels à travers plusieurs mesures ciblées. L’arrêté du 8 juillet 2022 a officialisé ces revalorisations, intégrant les contractuels dans la dynamique générale d’attractivité hospitalière.
Contrairement aux PH titulaires qui bénéficient de l’IESPE revalorisée à 1 010 euros mensuels, les contractuels accèdent désormais à un régime indemnitaire élargi. Les primes d’attractivité territoriale ont été étendues, permettant des majorations jusqu’à 15% du salaire de base dans les zones en tension.
Le décret 2020-1182 a simultanément harmonisé les grilles contractuelles avec les nouveaux barèmes nationaux. Cette synchronisation réglementaire garantit une équité salariale renforcée entre statuts, réduisant l’écart historique de rémunération qui pénalisait les contractuels face à leurs homologues titulaires.
Nouvelles grilles CNG 2026
Les grilles de classement 2026 appliquent l’arrêté du 29 juin 2023 pour déterminer l’échelon de rémunération des praticiens contractuels nouvellement nommés. Le Centre National de Gestion procède au classement après réception des procès-verbaux d’installation transmis par les établissements publics de santé.
Ce processus de classement prend en compte les services accomplis antérieurement à la nomination contractuelle. Les fonctions exercées en qualité de praticien attaché ou associé sont comptabilisées au prorata du nombre de vacations hebdomadaires assurées dans les centres hospitaliers.
Les services accomplis en tant que fonctionnaire ou agent public non titulaire bénéficient également d’une reprise d’ancienneté. Cette reconnaissance s’étend aux expériences professionnelles réalisées dans les États membres de l’Union européenne, sous réserve de justifier des titres et diplômes requis pour l’exercice médical en France.
FAQ : Tout savoir sur le salaire des médecins hospitaliers
Un praticien contractuel peut-il toucher la prime d'exclusivité (IESPE) ?
Oui. Contrairement aux anciennes réglementations, les praticiens contractuels (recrutés pour une durée supérieure à 6 mois) peuvent désormais percevoir l’Indemnité d’Engagement de Service Public Exclusif (IESPE). Son montant est de 1 010 € bruts mensuels, à condition de ne pas exercer d’activité libérale complémentaire et de s’engager sur la durée prévue au contrat.
Est-ce que je perds mon ancienneté si je passe de contractuel à titulaire ?
Non. Grâce au décret n° 2020-1182, les services accomplis en tant que praticien contractuel sont désormais pris en compte lors de la nomination en tant que titulaire (PH). Un mécanisme de reprise d’ancienneté permet d’être reclassé à un échelon équivalent ou proche dans la grille des titulaires, évitant ainsi une baisse de salaire lors de la titularisation.
Quel est l'impact des gardes sur le salaire net d'un médecin hospitalier ?
En 2026, la rémunération des gardes a été pérennisée à un niveau attractif (environ 485 € bruts pour une nuit). Pour un praticien réalisant une garde par semaine, cela représente un complément de revenu d’environ 2 000 € bruts mensuels, soit une augmentation de 20 % à 30 % du salaire de base selon l’échelon.