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Dépistage du cancer colorectal : ce qui change pour votre centre de santé en 2026

8 min
Dépistage du cancer colorectal

Dépistage organisé du cancer colorectal : ce que change l’arrêté du 10 mars 2026

L’arrêté publié au Journal officiel du 12 mars 2026 modifie celui du 16 janvier 2024, relatif au programme national de dépistage organisé des cancers. Les grands principes du dispositif ne sont pas modifiés. En revanche, l’organisation du parcours évolue, comme le précise ce texte. Et cela peut avoir des conséquences très concrètes dans l’organisation de votre centre de santé. Voici les principales évolutions à intégrer dans l’organisation de votre centre de santé.

Dépistage organisé du cancer colorectal : les nouveautés à retenir depuis l’arrêté du 10 mars 2026

Les grands principes du dispositif ne sont pas modifiés, ce texte vise à  : 

 

  • ​Harmoniser les pratiques de prévention ;
  • Augmenter le taux de participation national ;
  • Mieux encadrer le parcours afin de faciliter l’accès au test immunologique 
  •  

Son annexe IV redéfinit notamment les contours du cahier des charges du programme national de dépistage du cancer colorectal.

 

L’arrêté du 10 mars 2026 conserve le principe du dépistage organisé du cancer colorectal  : un test immunologique est réalisé tous les deux ans chez les personnes de 50 à 74 ans. Mais l’organisation du dépistage évolue.


En pratique, le changement le plus concret concerne l’accès au kit de dépistage. En plus des médecins et des pharmaciens, les infirmiers diplômés d’État peuvent désormais remettre le kit aux patients. La commande en ligne du kit est également formalisée dans le parcours. 

 

Ces nouvelles modalités impliquent quelques adaptations organisationnelles au sein de votre structure sanitaire.

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Dépistage organisé du cancer colorectal  : l’impact sur un centre de santé

Dans votre centre de santé, l’enjeu est surtout d’ordre organisationnel. Il s’agit d’identifier les patients concernés, de répartir les rôles entre professionnels, de sécuriser la traçabilité et d’éviter les ruptures de suivi.

Une augmentation du nombre de professionnels pouvant remettre le kit

Les infirmiers diplômés d’État peuvent désormais remettre le kit de dépistage aux patients. Vous pouvez donc mieux répartir les actions de prévention au sein de votre équipe. En pratique, vos patients peuvent aussi être informés lors d’un échange avec un IDE avant ou après une consultation médicale.

Expliquer la commande de kit en ligne

Une fois le patient identifié comme éligible, l’option de commande du kit en ligne facilite l’accès au test. Elle représente une solution pratique lorsque le patient ne récupère pas directement son kit auprès d’un professionnel de santé.

 

Il est important que vos équipes connaissent cette possibilité pour qu’elles puissent l’intégrer dans leurs échanges avec les patients. Vous pouvez aussi relayer l’information sur des supports en salle d’attente, afin de rappeler simplement les modalités d’accès au kit.

Identifier les patients concernés

Le dépistage organisé du cancer colorectal concerne les personnes de 50 à 74 ans, sans symptôme évocateur ni facteur de risque particulier. Votre centre doit donc pouvoir repérer facilement les patients éligibles et ne pas proposer le test à ceux qui relèvent d’un autre suivi.

 

Vos dossiers patients doivent permettre d’identifier l’âge, les antécédents personnels et familiaux, les facteurs de risque éventuels, les symptômes récents ou les examens déjà réalisés, comme une coloscopie. L’usage d’un logiciel métier comme Desmos peut faciliter ce repérage. Cet outil centralise les informations utiles dans un dossier patient structuré et aide vos équipes à mieux identifier les patients concernés par le dépistage.

Tracer les étapes du dépistage

La remise du kit ne suffit pas. Vos équipes doivent également tracer les différentes étapes du dépistage : 

  1. Le patient informé ; 
  2. Le kit remis ou commandé ;
  3. Le test réalisé ;
  4. Le résultat reçu ;
  5. La relance effectuée si nécessaire.

Grâce à une traçabilité sans faille, vous limitez les oublis. Vous optimisez la coordination des professionnels impliqués et sécurisez ainsi le parcours patient.

Ce que votre équipe doit vérifier avant de remettre un kit

Avant de remettre un kit de dépistage, les professionnels de santé doivent vérifier :

 

  • L’identification du patient ;
  • Son âge (entre 50 et 74 ans) ;
  • L’absence de symptôme évocateur d’un cancer colorectal ;
  • L’absence d’antécédent personnel ou familial nécessitant une prise en charge adaptée ;
  • L’absence d’examen récent pouvant exclure temporairement le patient du dépistage organisé (coloscopie totale, coloscanner, etc).

Check-list pour organiser le dépistage colorectal dans votre centre de santé

Voici une check-list pour améliorer l’identification des patients éligibles, fluidifier le parcours de dépistage dans votre centre de santé et sécuriser le suivi relatif à ce programme de dépistage organisé.

1. Sensibiliser vos équipes au dépistage du cancer colorectal

Médecins, infirmiers, secrétaires médicales, équipes d’accueil : l’ensemble de votre équipe doit connaître les évolutions du dispositif, notamment les modalités d’accès au kit de dépistage. Chacun peut ainsi mieux comprendre son rôle, vérifier l’éligibilité du patient, l’orienter en cas de doute et lui expliquer les modalités du test.

2. Mettre à jour les données des patients dans votre centre de santé

Vous souhaitez déterminer plus facilement les patients concernés par le dépistage colorectal dans votre centre de santé ? Le maintien de dossiers patients à jour est essentiel.

Pour cela, demandez à vos équipes de compléter régulièrement les informations suivantes : l’âge, les antécédents personnels et familiaux, les facteurs de risque, la présence éventuelle de symptômes, ainsi que les examens déjà réalisés, comme une coloscopie.

 

Cette mise à jour permet d’identifier rapidement les patients éligibles et d’éviter les erreurs d’orientation.

L’usage d’un logiciel référencé Ségur comme Desmos vous permet de centraliser ces informations dans un dossier patient structuré. Cet outil facilite le suivi des données utiles au dépistage colorectal. Il aide vos équipes à repérer plus rapidement les patients éligibles.

3. Paramétrer des alertes dans votre logiciel médical

Éligibilité des patients, tests non réalisés, résultats à suivre : le logiciel multi-spécialités Desmos vous aide à paramétrer des alertes pour relancer vos patients au bon moment et vérifier leur suivi. En automatisant ces rappels, vous structurez plus facilement les actions de prévention de votre patientèle.

4. Renforcer la communication auprès des patients

En tant que centre de santé, votre objectif est aussi de lever les freins à la participation au dépistage : méconnaissance, peur du résultat, oubli, absence de symptômes ou gêne liée au prélèvement de selles. Comme dans le cadre du cancer du sein, les supports d’information restent une excellente option pour rappeler l’intérêt du dépistage. N’hésitez pas à afficher des messages de prévention dans votre salle d’attente.

5. Assurer la traçabilité du parcours de dépistage

Chaque étape du parcours mérite d’être suivie. Desmos vous permet de mieux sécuriser chacune d’entre elles et d’améliorer la coordination entre les professionnels de santé.

Le dépistage du cancer colorectal reste encore aujourd’hui une priorité de santé publique. L’arrêté du 10 mars 2026 vient renforcer l’accès au test et faciliter le parcours patient. Dans votre  centre de santé, il est aujourd’hui capital d’optimiser le suivi, la prévention et la participation au dépistage de vos patients.

 

Le logiciel Desmos vous offre un gain de temps conséquent pour piloter toutes vos actions de prévention et d’amélioration de la qualité des soins. Besoin de plus de renseignements ? Contactez les équipes d’Orisha Healthcare. 

 

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FAQ


Le dépistage du cancer colorectal a-t-il changé avec l’arrêté du 10 mars 2026 ?

Non. L’arrêté ne modifie pas le test de référence : le dépistage repose toujours sur un test immunologique de recherche de sang dans les selles, proposé tous les deux ans aux personnes de 50 à 74 ans. En revanche, le texte précise l’organisation du parcours : accès au kit, identification des patients éligibles, suivi des résultats et coordination entre professionnels de santé.

Quels professionnels peuvent remettre un kit de dépistage colorectal depuis l’arrêté du 10 mars 2026 ?

Les infirmiers diplômés d’État peuvent désormais remettre un kit de dépistage aux patients éligibles, en plus des médecins et des pharmaciens.

Que faut-il vérifier avant de remettre un kit de dépistage ?

Avant de remettre un kit, le professionnel de santé doit vérifier que le patient est bien éligible : âge compris entre 50 et 74 ans, absence de symptômes évocateurs, absence d’antécédents personnels ou familiaux nécessitant un suivi spécifique, et absence de facteur de risque particulier. En cas de doute, de symptôme ou de risque aggravé, le patient doit être orienté vers un médecin plutôt que vers le dépistage organisé classique.

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